Le radar de pluie
Où pleut-il en ce moment ? Cette carte rejoue les deux dernières heures du radar de précipitations de Météo-France, image par image : 500 mètres de résolution, une image toutes les cinq minutes. De quoi voir arriver l'averse — et savoir si elle passe à côté !
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Un radar météorologique n'observe pas la pluie qui tombe au sol : il envoie une onde et mesure ce que les gouttes lui renvoient, en altitude. Plus l'écho est fort, plus les gouttes sont grosses et nombreuses — c'est ce que traduit l'échelle de couleurs, du bleu clair pour une bruine au rouge sombre pour un orage. Les couleurs les plus vives peuvent aussi signaler de la grêle, qui renvoie l'onde beaucoup plus fort que la pluie.
Ce qui est affiché ici est la lame d'eau de Météo-France : la mosaïque des radars du réseau national, en pixels de 500 mètres, une image toutes les cinq minutes. C'est la donnée la plus fine disponible sur le pays. La grandeur mesurée est une hauteur de pluie accumulée en cinq minutes, convertie ici en intensité — c'est ce que traduit l'échelle de couleurs.
Une nouvelle image paraît toutes les cinq minutes, publiée par quart d'heure : l'image la plus récente a donc entre cinq et vingt minutes. Et la carte s'arrête là où s'arrêtent les radars français : pas d'écho au-dessus de l'Espagne ou de l'Allemagne, même s'il y pleut.
Quelques pièges classiques du radar : en bord de portée, le faisceau passe trop haut et la pluie faible lui échappe ; en montagne, les reliefs masquent des vallées entières ; et par temps très calme, des échos parasites (oiseaux, éoliennes, inversions de température) peuvent dessiner de la pluie là où il n'en tombe pas.